Tesla 3 : Une voiture électrique prometteuse

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Source de la photo : tesla.com

Elle est belle et élégante. Discrète, on la remarque néanmoins partout où elle passe. Dernière née de la high-tech californienne, elle vient nous éblouir de mille feux. Pour de nombreux spécialistes, la Tesla Model 3 est la prochaine étape vers un futur propre et accessible au plus grand nombre. Mais qu’en est-il vraiment ?

Le prix de la Tesla Model 3, argument de vente principal

Le prix de base de cette voiture tant attendue est un argument massue : 35 000 dollars aux USA. Sur ce point ci, les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’écart entre les 97 000 € demandés pour la « Model X » et la Tesla « Model 3 » est vraiment abyssal.  Selon Elon Musk, le patron de Tesla, cette baisse de prix ne rogne pas sur les performances du nouveau bébé de la marque californienne. Beauté, puissance, autonomie, maniabilité, tout est fait pour proposer la voiture électrique parfaite au prix le plus accessible possible. Bien entendu, des options additionnelles seront proposées moyennant un coût supplémentaire.

Source de l’image : img.autoplus.fr

La batterie, le cœur de la Tesla Model 3

L’élément essentiel d’une voiture électrique est bien entendu sa batterie. De type lithium-ion, ces dernières seront fabriquées dans l’usine nommée « Gigafactory« , spécialement construite pour supporter une grande demande de production de Tesla Model 3. Avec ses 1 million de mètres carrés, le nom « Gigafactory » vient du fait que cette usine est le plus grand bâtiment jamais construit au monde. Localisée dans le Nevada, l’usine se veut tout aussi avant-gardiste que la voiture qu’elle produit : elle est entièrement recouverte de panneaux solaires, afin de suffire à ses propres besoins énergétiques. Elle est aussi alimentée par la géothermie et l’éolien, ce qui lui permet d’atteindre une consommation d’énergie fossile nulle.

Cette usine produit deux types de batteries pour alimenter la Tesla Model 3. La première version a une autonomie de 350 km, une vitesse limite de 210 km/h et peut atteindre de 0 à 100 km/h en 5,7 secondes.
Le second modèle de batterie, plus couteux, est également plus performant. L’autonomie est de 500 km, soit 150 km supplémentaire que la version basique. La vitesse maximale est augmentée de 15 km/h pour atteindre les 225 km/h passe de 0 à 100 km/h en 5 ,2 secondes.

L’habitacle de la Tesla Model 3. Source de la photo : i.amz.mshcdn.com

Tesla victime de son succès ?

Malgré une très forte attente du public, la Model 3 peine à sortir des usines. Au lieu des 1500 véhicules censés sortir initialement de l’usine au cours du troisième trimestre de 2017, seuls 260 modèles ont finalement été construits. Le problème viendrait des fournisseurs d’équipements, en retard dans les délais de livraison. Les nombreuses soudures nécessaires pour fabriquer cette voiture du futur sont également en cause dans le retard de production. Les futurs possesseurs de la Tesla 3 doivent donc s’armer de patience : il faut compter environ 1 an et demi à partir de la commande pour recevoir son véhicule. Le patron de Tesla a d’ailleurs affirmé que près de 1800 commandes étaient enregistrées chaque jour !
 

Les voitures électriques sont-elles vraiment propres ?

Malgré de nombreux avantages écologiques mis en avant, la production massive de batteries électriques pose néanmoins de nouvelles questions que notre société va devoir résoudre.
Il a été abordé précédemment que la production de batteries rechargeables est étroitement liée à la production de lithium. Or, l’extraction de ce métal est polluante et cause l’appauvrissement des sols. Cela crée notamment de nombreux problèmes pour l’agriculture locale. On pourrait également citer les mines de cobalt au Congo. Le cobalt est un composant utilisé dans les batteries au lithium. L’extraction de cobalt dans ses mines se fait le plus souvent par des enfants dans des conditions déplorables.

Les enfants dans les mines au Congo gagnent un demi dollar pour une journée de travail. Source de la photo : mintpressnews.com

Les voitures électriques nous placent donc en face de nos propres contradictions. Les pays développés souhaitent réduire les émissions de CO2, mais cela se fait au détriment de la santé et de l’environnement des habitants des pays moins riches, qui détiennent une grande majorité des matériaux essentiels à la production de voiture électrique. C’est le comble de l’ironie : les voitures électriques délocalisent la pollution vers les pays qui contribuent à les créer.