Se grouper pour mieux consommer

0
931
Se grouper pour mieux consommer

La consommation collaborative a de beaux jours devant elle : soucieuse de l’environnement et plus réfléchie, elle permet de limiter voire supprimer les intermédiaires entre producteurs, prestataires de services et les consommateurs. Basée sur un principe de solidarité, cette pratique tend à faire progressivement l’unanimité, regroupant de plus en plus d’adeptes au fil du temps. Voici quelques exemples qui permettent de mieux comprendre ce procédé, dans des secteurs très distincts.

Maitriser ce qui se trouve dans nos assiettes

L’exemple le plus prégnant est certainement le réseau des AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), qui propose de sortir des circuits de la grande distribution pour privilégier les circuits courts. Consommateurs et producteurs régionaux sont directement liés par un contrat permettant aux premiers de recevoir chaque semaine un panier de produits cultivés par semaine. Cette pratique permet de garantir un engagement financier (paiement d’avance) en faveur des agriculteurs de la région uniquement (zéro intermédiaire), avec un partage de risques équitable (aléas climatiques notamment).

Avec les AMAP, l’agriculture biologique est également grandement encouragée, ce qui permet aux producteurs de faire face aux certifications et contraintes en matière de coûts. De son côté, le consommateur peut ainsi, à son échelle, lutter contre toutes les formes d’agriculture intensives, soutenir l’économie locale, la solidarité et le respect de l’environnement. L’absence d’intermédiaire et la connaissance du producteur lui permet de retrouver une totale confiance dans les produits qu’il met dans son assiette.

Se protéger ensemble

Le monde des assurances n’est pas en reste ! Des groupements associatifs d’assurés comme l’AGIPI (Association générale interprofessionnelle de prévoyance et d’investissement) développent des solutions d’épargne et d’assurance pour la retraite, la prévoyance et la santé. Ces associations veillent aux intérêts de leurs adhérents en négociant avec les assureurs, en s’assurant de la bonne intégration législative et réglementaire, ou encore en proposant d’aménager les contrats des assurés.

Les assurés sont quant à eux partie prenante : ils sont tenus informés des évolutions qui les concernant et peuvent faire entendre leur voix en élisant leurs représentants et en proposant des résolutions soumises ensuite au vote de l’assemblée générale.

Achat groupé, covoiturage, troc… pas de doute, la tendance est à la consommation collaborative, une façon de consommer intelligente et plus responsable.