La France, mauvais élève pour la pollution de l’air

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la pollution de l'air en ville

Avec le froid sec, porté par un anticyclone statique, la pollution redouble de force. Ce fléau sévit de plus en plus dans les grandes métropoles de l’hexagone. Pour lutter contre cette pollution, les autorités ont mis en place des mesures strictes mais globalement peu appliquées.

Une fiscalité avantageuse

De nombreux experts l’attestent, comme Guillaume Sainteny, maître de conférence à Polytechnique, la fiscalité française de l’environnement est globalement plutôt avantageuse, laissant la France en queue de peloton des pays de l’Union européenne. En effet, même si certaines mesures font grand bruit (on se rappellera les manifestations des bonnets rouges lors de la tentative de mise en place de l’écotaxe), toutes les réglementations restent assez peu appliquées à l’échelle française. Les experts s’entendent pour reconnaître qu’une augmentation des taxes environnementales paraît difficilement envisageable dans notre pays, à moins d’une baisse concomitante d’autres taxes, notamment celles sur le travail.

De forts outils réglementaires

En termes de réglementation, la France est l’un des pays européens où elle est parmi les plus fortes. Ainsi, par exemple, les normes liées au diesel ont été divisées par 30 environ depuis les années 90, pour passer aujourd’hui à 4,5 mg pour les particules fines. En dépit de cela, on peut estimer que les inégalités écologiques sont dans notre pays bien plus fortes que les inégalités économiques. Les personnes vivant dans les zones les plus polluées de notre pays sont aussi celles, bien souvent, qui sont le besoin.

Coupler le social et l’environnemental

Les politiques n’ont pas encore intégré la pratique de coupler l’aspect social aux améliorations environnementales. En effet, en France, la notion d’environnement est très souvent associée à celle de contrainte et de coût. Les ménages les plus en difficulté voient moins l’intérêt des améliorations environnementales dans ces conditions. Comment imaginer acheter une voiture électrique, quand on n’a même pas la possibilité d’acheter une voiture ? Et que dire de quitter le diesel pour l’essence qui vaut 20 % plus chère ? Afin de mettre en place des mesures encore plus fortes, certaines entreprises s’investissent de manière sociale pour par exemple proposer de l’électricité verte au même prix que l’électricité provenant d’une source conventionnelle. Cela permet aux citoyens d’avoir une vision plus claire de l’impact positif de certaines entreprises sur notre milieu environnant.

C’est en pensant social plus que fiscal qu’on finira par atteindre l’objectif final d’amélioration de l’environnement.1