La France est devenue toxique, indignons nous !

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pneu laissé comme déchet

Pollution de l’air, pesticides, déchets toxiques. Si ces mots vous font réagir, alors vous devriez certainement jeter un œil à l’Atlas de la France Toxique.

L’alarme est sonnée

Publié le 4 Mai dernier aux Editions Arthaud et réalisé par l’association Robin des bois, l’Atlas de la France Toxique se veut plus lanceur d’alarme que réellement dénonciateur. Ce n’est pas un livre dans lequel sont cités les politiciens et les entreprises. Ici, il est question de faire un constat, en 36 cartes, des différentes menaces écologiques qui pèsent sur la France.

Cet Atlas se base sur les résultats d’enquêtes réalisées directement par l’association et des données institutionnelles et publiques. Nous pouvons donc être assurés de la véracité de ces informations, ce qui rend ce constat global d’autant plus alarmant. Mis à part ce constat global, l’atlas se concentre sur les grandes villes, pour donner une autre échelle de la pollution en France. L’occasion pour nous de découvrir les villes les plus dangereuses au quotidien.

Carte des pesticides en France
Les pesticides sont également à l’honneur dans cet Atlas.

Paris, Marseille et Lyon champions de la pollution

Que nous cherchions du côté des déchets radioactifs ou des particules fines, nous retombons toujours sur le même trio de tête : Marseille, Lyon, Paris.

Si les trois surclassent les recommandations émises par l’OMS, c’est bien Marseille et non Paris qui trône comme la ville avec le plus haut taux de pollution aérienne. Face aux autoroutes et au fameux port et ses bateaux qui tournent à plein régime, même le mistral ne peut lutter. Lyon se retrouve quand même deuxième devant Paris, mais la ville lumière n’est pas tirée d’affaire pour autant.

En effet, celle-ci se trouve être la capitale des sites de déchets radioactifs, avec à son actif 35 centres d’entreposage de déchets, contre 14 à Lyon et à Marseille. Bien sûr, ceux-ci sont nécessaires puisqu’il s’agit d’hôpitaux ou encore de centres de recherches, qui luttent contre les maladies. Néanmoins, ils ont un impact dangereux sur la planète et il va falloir trouver une solution pour qu’ils polluent moins sur le long terme. En attendant, si ces statistiques sont intéressantes, elles présentent des sujets souvent abordés lorsqu’est abordée d’écologie. L’exclusivité de cet Atlas réside dans l’analyse de la pollution marine.

Sous la mer, le danger rôde

La pollution des fonds marins est un débat qui revient souvent lorsqu’est évoqué le développement durable, et ce parce que la mer est encore considérée comme une poubelle géante par bon nombre d’entreprises. Nous avons évoqué cet état par le passé, et nous le referons à l’avenir, mais il existe des déchets que nous prenons rarement en compte : les déchets de guerre. Sur les 150 dernières années, la France a connu trois guerres : la guerre Franco-Prussienne de 1870 et les deux guerres mondiales. Si elles appartiennent au passé, il en est tout autre pour notre planète qui en subit encore les répercussions des années après.

Des obus, des mines, des munitions, des grenades, l’association Robin des bois a trouvé un peu de tout en France, et en particulier sur les côtes. En Normandie, siège du débarquement, l’eau a tellement souffert de la pollution que sa consommation, même filtrée, est déconseillée aux femmes enceintes de peur qu’elle n’ait un impact néfaste sur leurs bébés. Les océans sont des victimes majeures de ces déchets de guerre. Les questions écologiques ne résonnaient pas autant à l’époque, mais plus de 70 ans après la dernière guerre, les déchets sont encore massivement présents.

La carte des déchets de guerre
La carte de l’Atlas centrée sur les déchets de guerre.

Ensemble contre la pollution

Nous n’avons détaillé qu’une parcelle de l’Atlas de la France toxique, et pourtant ces seules informations suffisent à nous indigner. Du souhait des auteurs, le livre n’est pas fait pour dénoncer, mais bien pour pousser à l’indignation, afin que les français prennent conscience des problèmes du pays. Maintenant il est temps d’agir !