Pour que nos enfants ne mangent pas de pesticides

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Les pesticides sont dans nos assiettes, mais nos enfants dans tout ça ? Comment les protéger ? Les cantines bios sont-elles une solution ?

A ce jour, seulement 2 % en moyenne de produits bio figurent au menu des cantines scolaires à l’échelle nationale mais 68 communes françaises, dont Paris, disposent d’une ou plusieurs cantines scolaires bio au sens établi par le Grenelle de l’environnement. Dans la pratique, cela recouvre des réalités bien différentes : de Quinsac, en Gironde, où cantine de l’école primaire propose 20 % de produits bio jusqu’à l’excellence de la cantine 100 % bio de Marsaneix, en Dordogne, certifiée par Ecocert depuis novembre 2013. Des situations intermédiaires pullulent avec 70 % de produits bio au Lycée Liberté à Romainville en Seine Saint-Denis ou encore 60 % de produits bio dans les écoles primaires parisiennes.

Des projets innovants

Les initiatives originales y font florès. A Mouans-Sartoux, par exemple, les élèves des écoles publiques en sont acteurs à part entière : ils sèment et récoltent les légumes bios sur une ancienne friche de la commune qu’ils dégusteront à la cantine. Dans d’autres communes, les parents d’élèves s’investissent dans des projets pour que le bio fasse son entrée à la cantine.

La cantine bio un modèle économique viable

Le bio est certes légèrement plus cher à produire mais, pensées à l’échelle locale et intelligemment intégrées à une politique globale de développement durable, la large palette des expériences de cantines bio menées jusqu’ici démontre qu’il est possible de doper l’économie locale. Une production locale réduit implicitement les frais de transport. Ensuite, une nourriture savoureuse à des années-lumière de l’insipide cantine des années 70 réduit mécaniquement le gaspillage alimentaire et le traitement des déchets qui en découle.

Et le prix dans tout ça ?

Contrairement aux idées reçues, la politique des cantines bio ne revient pas beaucoup plus chère. En effet, le surcoût ne concerne que les matières premières, soit 20 à 30 % du total, ce qui ne majore le coût d’un repas bio que de 10 % à 15 % par rapport à un repas « normal ». Les établissements passés au bio affichent des tarifs quasi identiques aux autres, donc les familles fragiles ne devraient pas être touchées et exclues du système.

De nombreux avantages pour les collectivités

A Lons-le-Saunier, en plein Jura, le bio règne depuis longtemps dans les cantines municipales. Et s’il a fallu patiemment établir des partenariats, construire des filières, cela a engendré un système durable permettant à la fois de faire vivre l’économie locale et d’offrir une éducation nutritionnelle et gustative aux nouvelles générations, avec la perspective de coûts de santé moindres à terme.

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Marie-France
Rédactrice de formation, Marie-France est devenue blog-addict depuis 2010. Elle se passionne pour tous les sujets de société et de développement personnel. Elle met ses compétences et son expérience au service de ConsoFutur pour faire avancer la vie vers un monde plus responsable et plus durable.