Les perturbateurs endocriniens sont partout : comment faire ?

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La présence de perturbateurs endocriniens dans nos organismes fait l’objet de plus en plus d’études.  Ces molécules, dont on mesure mal la nocivité, sont présentes dans de nombreux produits de consommation courante.

L’association Food Watch révélait l’an dernier que 80% des produits alimentaires vendus en France généraient une exposition à des perturbateurs endocriniens.  Un journaliste de L’Obs vient de réaliser une expérience : en demandant à un laboratoire de rechercher la présence de traces de perturbateurs endocriniens dans les mèches de cheveux d’enfants. Les résultats obtenus auraient inquiété plus d’un parent : tous les échantillons analysés ont révélé la présence de perturbateurs d’hormones  (diéthylthiophosphates, pentachlorophénols, etc…). Autant le dire :  les effets cumulatifs de ces perturbateurs endocriniens en matière de dérèglements hormonaux sont d’autant plus préoccupants que l’exposition à ces polluants intervient dès le plus jeune âge.

Voici quelques conseils, dont certains sont tirés de L’Obs qui a réalisé un dossier particulièrement didactique  pour diminuer l’exposition de nos enfants. Un changement qui implique d’augmenter la part de produits bios dans son caddie et de se renseigner sur les différents types d’emballages.

Produits de toilette :

  • Remplacer les lingettes par du coton et de l’eau. Les lingettes, que beaucoup de parents utilisent pour changer leur bébé contiennent du paraben qui est soupçonné d’engendrer notamment des troubles de la reproduction.
  • Préférer le savon de Marseille bio au savon liquide. L’emballage des savons liquide génère une exposition au perturbateur tricolcarban qui peut affecter la testostérone.
  • Préférer le dentifrice bio. Les dentifrices contiennent un désinfectant cancérigène qui impacte les oestrogènes. On lui préférer le modèle bio.

 

Pour les repas :

  • Préférer les œufs bios, bien choisir son poisson. Les poissons ou les œufs peuvent contenir des PCB ou du mercure. On recommandera d’acheter des produits bios pour les œufs, les poissons, et même l’ensemble des produits laitiers.
  • Préférer les fruits bios. Une pomme peut subir plus de 15 traitements pesticides et une vingtaine de remèdes anti-champignons. Une exposition aux pesticides qui peut favoriser, en fonction des teneurs, l’apparition de nombreuses pathologies.
  • Eviter les emballages en papier et carton. C’est une précaution étonnante, mais elle émane de l’ONG Food Watch qui met en garde contre la présence d’huiles minérales dans les emballages réalisés à partir de papiers recyclés.

 

Pour la maison :

  • Préférer la lessive écologique. La plupart des lessives contiennent des parabens qui peuvent affecter le développement hormonal.
  • Bien regarder Certains jeux en bois contiennent de la peinture au plomb qui est à l’origine du saturnisme. D’autres jeux en plastiques contiennent du bisphénol, mais le gouvernement a récemment légiféré pour interdire cette substance.
  • Préférer les draps en coton bios. Les couettes contiennent des retardateurs de flammes bromés impliqués dans les dérèglements thyroïdiens.
  • Tant pis pour les puces de votre chat. Les antipuces de votre chat contiennent du fipronil un perturbateur endocrinien. On conseille donc de ne pas abuser de ce produit, ou de demander conseil à son vétérinaire pour trouver une solution alternative.