Les gueules cassées traversent l’Atlantique

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Pour mettre fin au gaspillage alimentaire, l’initiative de mettre en rayon ces fruits et légumes moches que personne ne veut, a été lancée en 2014. Tous les producteurs peuvent ainsi redonner de la valeur aux produits qui, auparavant, étaient écartés par les centrales d’achat des grands distributeurs.

Ainsi naquirent les gueules cassées

Voir jeter 17 millions de tonnes de produits alors qu’ils sont tout à fait consommables pendant que des personnes crèvent encore de faim dans le monde et même en France, était devenu insupportable.


C’est de ce constat qu’est née la marque « les gueules cassées ». A commencer par les fruits et légumes : près d’un tiers du gaspillage alimentaire était constitué des fruits et légumes frais, mais qui n’avaient pas la chance de respecter les canons de la beauté fixés par la grande distribution.


Des producteurs se sont associés pour les proposer quand même, dans un circuit parallèle. Ils ont été rejoints par d’autres producteurs qui proposent sur le site leurs propres « gueules cassées », du Livarot aux marrons glacés… cassé. Ils ont même rallié des toqués de la cuisine, dont Cyrille Lignac, qui ont décidé de contre-attaquer face à cette gabegie.

Les légumes moches s’attaquent au marché mondial

Après avoir conquis plus de 5000 points de vente en France, les gueules cassées ont décidé d’élargir leur périmètre d’action. Le site vient d’être lancé en anglais (toogood-towaste.com) et en allemand (zugut-zumwegwerfen.de) vient d’être mis en ligne pour inciter les consommateurs, les producteurs et les distributeurs à consommer / vendre leurs « ugly mugs » (qu’on pourrait traduire par « bouilles laides »).

Les « gueules cassées » vont traverser l’Atlantique dès décembre, rejoindre l’Allemagne en janvier 2016, puis contaminer le monde, de la Bélgique à l’Afrique du Sud, et du Japon au Brésil.

L’enthousiasme pour nos « gueules cassées » ne connaît pas les frontières. Au final, des produits moins chers pour les consommateurs, de nouveaux débouchés pour les producteurs et un nouveau marché pour les distributeurs.

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Rédactrice de formation, Marie-France est devenue blog-addict depuis 2010. Elle se passionne pour tous les sujets de société et de développement personnel. Elle met ses compétences et son expérience au service de ConsoFutur pour faire avancer la vie vers un monde plus responsable et plus durable.