Le flexitarisme est-il bon pour la santé… de la planète ?

0
flexitarisme ou viande rouge

Nous connaissons tous des personnes qui sont végétariennes, peut-être même végétaliennes. Certains ont maintenant adopté un modèle différent, tiré des précédents, mais avec plus de flexibilité. Ce modèle de vie est appelé flexitarisme. En quoi consiste-t-il et est-il meilleur pour la santé et l’environnement ? C’est ce qu’a décidé de décrypter Consofutur pour ses lecteurs.

Vous avez dit flexitarisme ?

Notre société actuelle consomme trop de viande rouge, ce qui constitue un problème à la fois de santé publique et d’environnement. La santé d’abord, parce qu’une consommation trop importante de viande rouge accroît fortement les risques de cancers colorectaux et de maladies cardiovasculaires. La planète ensuite, car pour élever le bétail, il faut des céréales, l’équivalent de 7 kilos pour 1 kilo de viande. Et il faut 60 fois plus de surface pour produire un kilo de viande que pour produire un kilo de pommes de terre. D’un point de vue environnemental, c’est une aberration !

Le flexitarisme est une solution intermédiaire entre cette alimentation aberrante et le végétarisme. C’est un moyen nécessaire pour réduire les gaz à effet de serre tout en améliorant sa santé. Plutôt faible en graisses saturées et assez riche en fibre, ce nouveau modèle d’alimentation permet de retrouver une alimentation plus proche de celle de nos grands-parents sans toutefois être trop stricte. Les fruits et les légumes font ainsi partie intégrante d’un régime flexitarien équilibré de qualité.

Les avantages du flexitarisme sur la santé

Le flexitarisme peut être adopté par tout le monde et à tout âge puisqu’il ne supprime aucun aliment. Il possède des effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire et fait reculer les différents facteurs de risque comme le diabète, l’hypertension, le cholestérol, etc. Le fexitarisme participe à la prévention du cancer colorectal. Ce genre de régime aide aussi à perdre du poids facilement.

Les risques de carences ne sont pas très élevés, par rapport au végétarisme. Les besoins en protéines peuvent en effet être satisfaits avec moins de viande et plus de poisson, d’œufs, de soja, de légumineuses. Par exemple, un bon couscous aux haricots rouges ou encore un mélange de lentilles et de noix sont de très bons exemples vous permettant d’avoir une véritable complémentarité dans votre alimentation. Quant au fer, il peut être trouvé dans des quantités de viande moins importantes et d’autres aliments comme le chocolat, les légumineuses ou la spiruline.

Et pour l’environnement ?

Selon les données FA0 de 2016, notre consommation de viande atteindrait, en France, 89 kilos par personne et par an, soit 10 % de plus que la moyenne européenne. Outre la sur-utilisation de la surface agricole, l’élevage cause 15 % des émissions de gaz à effet de serre (les transports en émettent moins, 13 %…). La consommation d’eau est également 5 fois plus importante pour un kilo de viande que pour un kilo de produit végétal, et 50 fois plus pour un kilo de pommes de terre.

A cela il faut ajouter les nitrates qui se retrouvent dans notre eau potable ou finissent à la mer, où elles génèrent les algues vertes.

Compte tenu de l’impact de l’élevage sur l’environnement, manger moins de viande ne peut qu’être bon pour la santé de la planète.

PARTAGER SUR
Article précédentSalon Share Paris : une édition 2017 au-delà des espérances
Prochain article5 produits de beauté trouvés dans la cuisine
Marie-France
Rédactrice de formation, Marie-France est devenue blog-addict depuis 2010. Elle se passionne pour tous les sujets de société et de développement personnel. Elle met ses compétences et son expérience au service de ConsoFutur pour faire avancer la vie vers un monde plus responsable et plus durable.