Charcuterie et viandes rouges cancérogènes, l’OMS met les pieds dans le plat

1

C’est un rapport établi sur la synthèse de centaines d’études existantes qui a conduit l’OMS à déclarer cancérogènes la charcuterie et, probablement, la viande. Leur consommation engendrerait plus de 30 000 décès par an à la suite de cancers.

Viande transformée et cancer, il faut raison garder

L’estimation de 34 000 décès annuels par cancer dus à la consommation de charcuterie et viande doit être comparée au nombre de décès imputables à la consommation de tabac (1 million par an) et d’alcool (600 mille par an).

C’est la viande transformée qui est la plus visée par l’OMS, la viande rouge étant considérée comme « probablement cancérogène pour l’homme ». Elle augmente le risque (18 % pour 50 g consommés chaque jour). Toutefois, le CIRC (Centre international de Recherche sur le Cancer) pondère cette affirmation, en précisant que le risque « reste faible ».

Une enquête menée par le CREDOC en 2010 faisait état d’une consommation de viande de boucherie à 55 g par jour, en constante diminution depuis 2003.

 

La réaction de l’industrie agro-alimentaire

Le rapport de l’OMS est tombé comme un couperet sur les industries de transformation de la viande.

L’association nationale des industries alimentaires (ANIA) vient de lancer une grande enquête auprès des consommateurs (www.vouschangez-nousaussi.fr). Elle proposera, en 2016, des journées portes ouvertes des entreprises membres. Objectif affiché : permettre au consommateur de vérifier, par lui-même, comment sont fabriqués les produits qu’il achète et mettre fin à un certain nombre d’idées reçues.

Les éleveurs ont accusé le choc également, eux qui subissent déjà la crise et sont en grande détresse (près de 10 % des éleveurs sont au bord de la faillite d’après le ministre de l’Agriculture).

Pour le consommateur, un tel rapport milite en faveur d’une alimentation équilibrée et de la pratique du dépistage du cancer colorectal.

Sources :
Communiqué de presse du CIRC – 26 octobre 2015
Enquête CREDOC « Comportements et Consommations Alimentaires en France » (CCAF) 2010 

PARTAGER SUR
Article précédentRepenser l’habitat de demain
Prochain articlePas de sac, pas d’emballage, que du vrac
Rédactrice de formation, Marie-France est devenue blog-addict depuis 2010. Elle se passionne pour tous les sujets de société et de développement personnel. Elle met ses compétences et son expérience au service de ConsoFutur pour faire avancer la vie vers un monde plus responsable et plus durable.
  • poulalier

    faut arreter ! :p moi ça fait 48 ans que je bouffe du cochon ! alors arreter de dire ce genre d ‘inepties ! :p